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Colloques

Des soulèvements au califat improvisé, les Etats arabes en question. Compte-rendu de la journée

Colloque 21 mai

Journée sous la présidence du Professeur Jacques Frémeaux

21 mai 2015, Maison de la Recherche

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Les soulèvements de la société civile, la multiplication des groupes armés et les récentes évolutions de l’islam politique poussent à une véritable réflexion sur le devenir de l’Etat dans le monde arabe. Du Maghreb au golfe Persique, partout, la question de l’Etat se pose. Elle se pose du point de vue des institutions dans certaines régions (Maroc, Algérie, Tunisie, Liban) ; mais au problème des institutions s’ajoute celui du territoire –sa maîtrise, ainsi que celle de ses frontières– dans d’autres régions (Libye, Syrie, Irak, Yémen).

A travers une approche interdisciplinaire –mobilisant l’histoire, la géographie, le droit, la science politique et la sociologie–, il s’agira aussi bien de questionner la notion d’Etat que d’analyser les différents cas de figure, aussi bien au Maghreb qu’au Machrek. Si l’Etat n’a pas le monopole de l’organisation de la vie en société, sa disparition laisse souvent place à un chaos qui menace les régions voisines. De ce point de vue, la question dépasse le cadre initial que constitue le monde arabe.

Déroulement de la journée

Matin

9h30-10h30 : Après un discours d’ouverture du Professeur Olivier Forcade (Paris-Sorbonne), le Professeur Gilles Kepel (Sciences Po Paris) a introduit la journée par une présentation de l’évolution de l’islam politique, en expliquant la notion de « djihad ». Il a notamment insisté sur son nouveau caractère réticulaire.

Pour chacune des tables, une trentaine de minutes fut consacrée à un échange avec la salle.

10h-12h30 : Première table ronde. Trois perceptions de l’Etat en Afrique du Nord. Sous la présidence du Professeur Jacques Frémeaux.

  • Flavien Bourrat (IRSEM, responsable de programmes) : «  Relancer le processus de modernisation de l’Etat tunisien : un modèle pour le Maghreb ? »

Flavien Bourrat commence par évoquer le concept de « tunisianité » sous Habib Bourguiba, ainsi que la nature séculière et civile de l’Etat. Tout en rappelant l’importance de la récente « révolution », il met l’accent sur la continuité de l’Etat, une priorité pour le nouveau régime. L’adoption d’une constitution consensuelle et exemplaire va dans ce sens. Seulement, pour Flavien Bourrat, l’efficacité de la technocratie semble prendre le dessus sur l’élan réformiste. Comme un certain nombre de pays de la région, la Tunisie est confrontée à des problèmes sécuritaires importants qui mobilisent l’Etat profond (rôle grandissant de l’armée) sans laisser présager un retour de l’Etat policier. L’autre question majeure est celle de la cohésion nationale : si nous sommes loin des conflits identitaires que connaît une partie du Moyen-Orient, il y a bien un fossé, voire une fracture, entre le nord du pays et un sud du pays largement tenté par l’islam politique. Pour conclure son intervention, Flavien Bourrat a insisté sur la spécificité du modèle tunisien. En le comparant notamment avec le Maroc où les réformes sont concédées par le haut.

  • Lahouari Addi (Sciences Po Lyon, professeur) : « Méthodologie d’approche du politique : le cas algérien »

Le Professeur Addi commence par quelques remarques générales sur le monde arabe. Pour lui, il échappe à la science politique. Il faudrait lui préférer l’anthropologie politique. Il insiste sur la lutte pour le pouvoir et évoque le régime autoritaire comme étant le régime normal, la démocratie étant l’exception. Il rappelle aussi que ce sont les circonstances, et non les hommes, qui changent le système. Concernant l’Algérie, il distingue le pouvoir réel (l’armée, comme source se substituant au peuple) du pouvoir formel (le gouvernement). Une dualité héritée de la guerre de libération : quand l’Armée de libération nationale (ALN) renverse le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). L’armée disposerait ainsi d’une mission historique dans laquelle elle est aidée par une police politique : le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS). Elle dispose aussi d’autres atouts : une rente pétrolière qui lui permet une certaine autonomie vis-à-vis de la société ; un monopole sur le récit national ; une base sociale non négligeable ; les moudjahidine (anciens combattants) ; les « patriotes » ; les divers services de sécurité … Depuis le « printemps arabe », le régime mobilise d’importants moyens. Notamment de généreux crédits à destination des jeunes. Un autre groupe favorable au régime est apparu ces dernières années : les « nouveaux riches », à la faveur de la libéralisation de l’économie algérienne. Lahouari Addi évoque aussi l’opposition au régime : les islamistes (immatures à la fois politiquement et idéologiquement et donc divisés et manipulés par le régime) ; la contestation kabyle (victime d’une propagande qui la décrit comme anti-arabe et antimusulmane, ainsi que de l’implantation du régime en Kabylie) ; les partis dits « laïques » (sans ancrage populaire) ; une nouvelle contestation au sud du pays (autour du partage des richesses et de l’opposition au gaz de schiste). Lahouari Addi conclut en évoquant une idéologie populiste qui montre ses limites en cas de graves crises (les émeutes de Ghardaïa par exemple) : pas de résolution car pas de représentants légitimes. L’effondrement du prix du baril de pétrole risque de rendre la paix sociale difficile à acheter dans les prochaines années.

  • Berny Sèbe (Université de Birmingham, lecturer) : « La question de l’Etat dans les zones sahariennes »

Berny Sèbe propose de sortir du prisme étatique. L’Etat est perçu ici comme un élément extérieur malgré quelques tentatives à la périphérie. Il évoque l’importance du contrôle du mouvement, notamment à travers le concept de « kinétocratie » (de l’anglais « kinetocracy », que l’on retrouve notamment sous la plume de Benedetta Rossi  dans l’ouvrage collectif Mobility Makes States[1]). Pour sédentariser ou pour maintenir la « kinétocratie », l’Etat moderne est imposé par la force. Après quelques tentatives d’unifier le Sahara, les populations sahariennes doivent s’adapter à l’émergence des Etats postcoloniaux : pas d’élites formées, un développement minier avec peu d’emplois locaux et de nouvelles frontières. Berny Sèbe évoque aussi la recherche d’autonomie de certaines populations, notamment les Touaregs (vis-à-vis de Bamako). Il rappelle aussi les différents traitements selon les Etats : formes d’Etat-providence en Algérie ; instrumentalisation des Touaregs par Kadhafi en Libye avant leur renvoi au Mali et au Niger (rébellions dans les années 1990)… Confrontées à l’uti possidetis juris, les populations de la région ont toutefois eu quelques mouvements d’émancipation : les Touaregs du nord du Mali ont formé en 2011 le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Une tentative d’ancrage territorial phagocytée par les islamistes algériens. Berny Sèbe conclut son propos en évoquant l’éventualité du fédéralisme.

Après-midi

14h-16h : Deuxième table ronde. L’Etat au Moyen-Orient : Approche historique et regard périphérique. Sous la présidence de Berny Sèbe.

  • James Barr (King’s College, Londres, chercheur) : « L’accord Sykes-Picot : son origine, ses conséquences, sa pertinence »

Le chercheur revient ici sur les conclusions de son livre consacré aux accords Sykes-Picot de 1916, souvent décrits –à tort– comme la source principale de certaines frontières moyen-orientales aujourd’hui remises en cause. Il s’intéresse aux relations franco-britanniques de l’époque et aux divergences en termes de perceptions et de priorités. Il évoque par exemple la répartition des territoires au Levant comme un moyen pour Londres d’encourager Paris à intervenir activement sur le front oriental. Cette division grossière de la région entre Français et Britanniques était donc perçue par Londres comme un moyen de gagner la guerre. Les rivalités franco-britanniques se poursuivent pendant la Seconde Guerre mondiale et prennent une nouvelle dimension : James Barr rapporte notamment le soutien des autorités de Vichy aux terroristes juifs du groupe Stern dans la guerre qu’ils veulent mener aux Britanniques en Palestine. Politique poursuivie par les Français libres. Des révélations permises par des archives déclassifiées consultées par le chercheur en 2007[2].

  • Pierre France (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CESSP, doctorant) : « L’Etat libanais a-t-il disparu pendant la guerre civile ? »

La disparition ou l’éclatement de l’Etat libanais pendant les guerres civiles de 1975-1990 passe pour un fait établi. Déjà contestée avant-guerre, l’utilisation du terme d’Etat paraît impossible dans une période où l’autorité des institutions publiques est largement contestée par des acteurs nationaux et internationaux. Considérée comme évidente, cette disparition de l’Etat n’a pourtant jamais été étudiée de près. A l’étude de la faiblesse de l’Etat libanais actuel s’oppose une époque chéhabiste (des années 1960-1970) de gloire de l’Etat libanais, ouvertement idéalisée, mais sans rien entre les deux. L’étude historique de l’administration et de l’activité des hauts-fonctionnaires des années 1970-1990, menée dans le cadre d’un doctorat en cours, montre pourtant une réalité sensiblement plus nuancée : loin de s’effondrer, l’appareil d’Etat libanais s’est adapté à la guerre civile au quotidien, profitant des acquis humains et matériels de l’époque chéhabiste. Ces derniers ont pendant longtemps empêché un effondrement de l’Etat libanais, qui apparaît rétrospectivement et non sans paradoxes plus stable à cette époque qu’aujourd’hui.

  • Adlene Mohammedi (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Prodig, doctorant) : « La problématique de l’Etat dans l’approche russe des actuels bouleversements dans le monde arabe »

Le scepticisme russe (scepticisme partagé par un Etat aussi différent que l’Arabie saoudite) face à ce que bien des observateurs ont qualifié de « printemps arabe » s’explique à quatre niveaux : la crainte de voir disparaître des partenaires habituels ; le risque d’ingérence « occidentale » ; la méfiance vis-à-vis de l’islam politique et de son caractère réticulaire ; enfin, la peur de la disparition de l’Etat –notamment dans le cas syrien. La disparition de l’Etat est synonyme d’autoroutes pour le « djihad » transnational, un « djihad » transnational que Moscou a subi à deux reprises : à l’extérieur de ses frontières lors de l’intervention soviétique en Afghanistan ; à l’intérieur de ses frontières dans le cadre des guerres de Tchétchénie. Dans le cadre de la crise syrienne, pour Moscou, il ne s’agit pas tant d’un soutien apporté à un régime qu’un soutien apporté à un Etat. Cela traduit une vision réaliste dans laquelle l’Etat est appréhendé tel qu’il est. Il peut faire face à deux types de menaces auxquelles la Russie n’est pas insensible : celles dont l’origine est en-deçà de l’Etat (les groupes de combattants) et celles dont l’origine est au-delà de l’Etat (l’ingérence de puissances étrangères). Il est intéressant de noter que Moscou soutient l’institution militaire en Irak et en Egypte aussi vigoureusement qu’en Syrie, ce qui traduit davantage un principe général que des alliances particulières. A travers la question de l’Etat, la position russe nous replonge dans une vieille dialectique géopolitique[3] : territoires versus réseaux. En soutenant l’Etat syrien, l’Etat irakien, l’Etat égyptien, Moscou soutient la logique territoriale face à la logique réticulaire, largement mobilisée par des Etats comme la Turquie et le Qatar à travers le réseau des Frères musulmans. En apparaissant comme le parangon de l’Etat et du territoire face aux réseaux et aux ingérences, Moscou séduit dans le monde arabe au-delà de ses partenaires habituels.

16h-18h30 : Troisième table ronde. Les Etats au Moyen-Orient à l’aune des nouvelles conflictualités. Sous la présidence du Professeur Lahouari Addi.

  • Pierre-Jean Luizard (CNRS, directeur de recherches) : « De l’effondrement de l’Etat irakien à l’émergence de l’Etat islamique »

A travers une approche historique, Pierre-Jean Luizard met l’accent sur les faiblesses de l’Etat irakien. Il évoque notamment l’histoire d’une armée confessionnelle dont les chiites ont presque toujours été exclus. Pour lui, la dissolution de l’armée dans le cadre de la « débaathification » s’explique assez simplement : une armée confessionnelle sous Saddam (sunnite) qui n’était pas réformable. Cette armée a laissé place à une nouvelle armée confessionnelle (chiite) qui ne ressemble en rien à une armée nationale : pas d’accès au Kurdistan ; comportement dans les zones arabes sunnites d’une armée d’occupation, expliquant l’accueil réservé à l’Etat islamique dont l’armée fut parfois perçue comme une armée de libérateurs. Pierre-Jean Luizard évoque ainsi des exactions des deux côtés.

  • Frédéric Pichon (Université François Rabelais, Tours, chercheur) : « Après quatre ans de conflit, qu’est devenu l’Etat syrien ? Multipartisme, dissémination de la force militaire et fédéralisme »

Le premier élément sur lequel revient ici Frédéric Pichon est la diabolisation du régime syrien. Il évoque un « Etat zombie » qui survit et décrit l’ouest de Damas comme une « vitrine de la normalité ». La continuité de l’Etat passe notamment par le paiement des fonctionnaires. Au-delà d’une « assabiyya » alaouite, le chercheur rappelle le caractère inclusif du régime (contrairement au cas irakien) qui explique une relative stabilité, ainsi que sa légitimation. Le caractère « baathiste » du régime est remis en cause depuis la nouvelle constitution de 2012 (multipartisme, droits humains, transparence…) et depuis l’élection d’un tiers de députés indépendants. L’autre question soulevée ici est celle de la dissémination de la violence légitime (unités de défense nationale sur le modèle des Bassidjis iraniens ; combattants du Hezbollah libanais). Pour Frédéric Pichon, la question de la souveraineté syrienne se pose aussi à la lumière de l’influence iranienne. Il conclut son propos en rappelant l’existence d’un risque de partition (il prend ici l’exemple du Kurdistan syrien).

  • Emma Soubrier (Université d’Auvergne, IRSEM, doctorante) : « Qatar et Emirats arabes unis : profils analogues et logiques contrastées de deux « petits Etats-Princes » »

Face au vent de changement qui a soufflé du Maghreb au Machrek depuis 2011, les pays du Golfe ont fait montre d’une incroyable résilience, particulièrement le Qatar et les Emirats arabes unis (EAU). Ceci tient à leur qualité d’Etats rentiers et à des caractéristiques de territoire et de population analogues. Pourtant, il est intéressant de noter qu’en dépit de ces similitudes, le Qatar et les EAU ont mis en place des processus de construction étatique et des stratégies de survie contrastées depuis leur indépendance en 1971 – et que ces divergences sont bien illustrées par les attitudes différentes qu’ils ont adoptées face aux mutations régionales. Après avoir exposé les spécificités communes de ces deux « petits Etats-Princes », Emma Soubrier met l’accent sur les contrastes de leurs constructions étatiques et leur traduction dans le nouveau contexte régional : Soft power (Qatar) versus hard power (EAU) ; logique réticulaire (Qatar) versus logique territoriale (EAU) ; construction d’une image de marque (Qatar) versus construction étatique (EAU). Elle rappelle toutefois une évolution récente qui vient nuancer ce schéma : l’émir Tamim bin Hamad, au pouvoir au Qatar depuis juin 2013, semble avoir décidé de mettre, bien plus que son père avant lui, l’accent sur une politique tournée vers l’intérieur et la défense territoriale, à l’instar des EAU. A l’inverse, les EAU semblent avoir dernièrement investi des milliards dans des entreprises de relations publiques et de lobbying pour projeter leur image de marque à l’extérieur de leurs frontières. A moyen ou long terme, ce que cela laisse présager est qu’une plus féroce compétition pourrait se jouer entre les deux « petits Etats-Princes » que sont le Qatar et les EAU, selon la logique du concept freudien du « narcissisme de la petite différence ».

  • Jean-Baptiste Beauchard (Université d’Auvergne, IRSEM, docteur) : « Le système consociatif libanais à l’épreuve des conflictualités régionales et nationales »

Dans un environnement régional marqué par la déliquescence de l’Etat en Syrie, en Irak et au Yémen, l’Etat libanais semble étonnamment résister. Particulièrement marqué par une succession de crises politiques internes depuis le retrait syrien en 2005, le Liban connaît une dégénérescence de son système politique empreint d’un vide politique atteignant les institutions de l’Etat. Depuis 2011, l’Etat libanais doit également affronter une somme de conflictualités régionales menaçant son autorité coercitive centrale. Face aux crises nationales et aux conflits régionaux, le système libanais fonctionne comme une « éponge », absorbant les conflits et perpétuant les crises. Il s’agit ici de revenir sur les éléments caractérisant la dégénérescence du système consociatif de l’Etat libanais autant que sur les éléments de résilience face aux crises régionales. Deux facteurs de résilience sont évoqués ici : la survie des élites passe par une stabilité de l’Etat ; le rôle joué par les normes internationales. Concernant l’évolution du système consociatif libanais depuis l’éclatement de la crise syrienne, Jean-Baptiste Beauchard évoque un affaiblissement de l’autorité des chefs communautaires au profit de dynamiques concurrentes, qu’elles soient tribales ou sectaires. Il décrit les acteurs libanais comme les « rentiers de la crise syrienne » (formule de Vincent Geisser) : chacun tire profit de la crise syrienne pour favoriser sa position interne. Pour le chercheur, le Liban ne subsiste que par la captation rentière de toutes les conflictualités auxquelles il doit faire face.

18h30 : Discours de clôture du Professeur Jacques Frémeaux

Au terme de cette journée, le Professeur Jacques Frémeaux a rappelé le caractère non-exhaustif d’un tel événement. Un traitement exhaustif d’une telle question dans ces conditions eût été impossible. Des cas aussi importants que les cas marocain, égyptien et palestinien mériteraient d’être traités dans un tel cadre. Si les menaces auxquelles est confronté le monde arabe sont d’un genre nouveau, elles s’inscrivent dans une histoire qu’il ne faut pas méconnaître. Le monde universitaire est invité à demeurer actif et à multiplier ce type d’initiatives.

Organisation

La journée a été organisée par le Professeur Jacques Frémeaux (Université Paris-Sorbonne, Institut universitaire de France) et par Adlene Mohammedi (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Prodig, doctorant). Nous remercions la Maison de la Recherche pour son accueil, l’Institut universitaire de France pour sa contribution financière, tous les intervenants qui ont bien voulu participer à l’événement et un public nombreux, attentif et réactif.

Bibliographie sélective

Lahouari Addi, Deux anthropologues au Maghreb : Ernest Gellner et Clifford Geertz, Paris, Archives contemporaines, 2013.

James Barr, A Line in the Sand: Britain, France and the struggle that shaped the Middle East, Londres, Simon & Schuster, 2012.

Jacques Frémeaux, La Question d’Orient, Paris, Fayard, 2014.

Gilles Kepel, Passion arabe : Journal, 2011-2013, Paris, Gallimard, 2013.

Pierre-Jean Luizard, Le piège Daech, Paris, La Découverte, 2015.

Frédéric Pichon, Syrie : Pourquoi l’Occident s’est trompé, Paris, Editions du Rocher, 2014.

Berny Sèbe, Heroic Imperialists in Africa: The Promotion of British and French Colonial Heroes (1870-1939), Manchester, Manchester University Press, 2013.

[1] Darshan Vigneswaran, Joel Quirk (ed.), Mobility Makes States: Migration and Power in Africa, University of Pennsylvania Press, 2015.

[2] Outre le livre cité dans la bibliographie sélective, une interview de l’auteur accordée à L’Express est disponible à cette adresse : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/james-barr-la-division-du-moyen-orient-fut-un-calcul-strategique_1633430.html

[3] Sur cette question, nous pouvons citer le géographe français Jean Gottmann (1915-1994), auteur notamment de La politique des Etats et leur géographie (1952).

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